lundi 14 novembre 2016

La Poudre, l'émission qui va te réconcilier avec le podcast et le féminisme, donc c'est pas rien






Ca y est, je peux enfin vous en parler.
Lorsque je parle ou présente certaines personnes, je n'ai aucune objectivité : c'est le cas pour Lauren Bastide dont je suis "fan" depuis petite. Bon, dis comme ça c'est franchement crétin. Mais je l'admire beaucoup : j'aime son parcours, j'aimais ses articles dans le ELLE que je lisais chaque semaine, j'ai apprécié son point de vu sur son année passée au Grand Journal (parce que oui, Lauren Bastide est cette journaliste que vous avez pu apercevoir avec Maïtena et Augustin sur le tlak show de 19h sur Canal + l'année dernière, qui a fait ses armes au CFJ (big up) puis au ELLE) et je suis bouche bée devant tant de cohérence pour son prochain projet : Nouvelles Ecoutes.

Lauren Bastide est féministe. Et ce n'est pas un gros mot. Elle le dit dans son itw chez Garance Doré, une amie, qui a lancé son projet. Elle fait partie de ces femmes qui me poussent à l'être, qui me guident, au même titre que Sophie Fontanel ou Alice Pfeiffer. Des journalistes, femmes, que je ne connais pas, qui travaillent dans un monde jugé futile - la mode - et qui ont décidé de prendre la parole sur ce sujet avec impertinence (mais ça ce sont les autres qui le disent) et franchise. Sur ce sujet important - même. J'adore quand Lauren raconte que le papier ne lui offrait pas autant de place qu'elle souhaitait (car je le ressens) et que la TV lui offrait 2 min 30 pour expliquait le "problème" du voile vu par les féministes : autant dire que c'est impossible et qu'on ne peut pas aborder sereinement et intelligemment un tel sujet en si peu de temps. Alors, ce sera la podcast.

En France, le podcast est la forme qu'on utilise pour RE-ecouter une chronique ou une émission, alors qu'un podcast peut être une émission qui ne s'écoute qu'en podcast (soit : aucune présence sur les ondes françaises ou mondiales) et qui existe par lui-même. C'est le cas des podcasts de Garance Doré ou ceux, que j'adore, de Lena Dunham. Lauren Bastide lance dont sa boite de prod de podcasts : Nouvelles Ecoutes qui contient pour l'instant deux émissions, celles de ses créateurs Lauren et Julien. Comptons sur le fait qu'il y en aura d'autres à venir et à développer car "la révolution podcast est en marche".

Lauren Bastide a donc créé : La Poudre. Je vous laisse écouter le teaser placé en début de ce post pour comprendre de quoi il s'agit, mais moi, ça me met vraiment en joie. De voir des gens s'amuser de médias, de les faire évoluer, de leur donner un nouveau sens, de mettre du féminisme partout, de tenter, de parler vrai et clito avec des femmes passionnantes. Bref, oui, je suis en JOIE. Grâce à un podcast. Je sais, il m'en faut peu. 

lundi 7 novembre 2016

Le féminisme, un nouvel engouement


Aujourd'hui. En Une du Libé, le collectif Les Glorieuses s'inspirent des islandaises et proposent / demandent aux françaises de s'arrêter de travailler à 16h34 le 7 novembre. Pourquoi ? Parce qu'à partir de maintenant (de cette heure-ci précisément) on bosse gratis GRATOS gratuitement. (Evidemment, ce post a été programmé à cette heure-ci.- Après les calculs d'une moyenne, voici l'heure à laquelle les deux sexes se divisent. Et avec cette annonce, pléthore d'articles sur le sujet. Comme si, soudainement, ils me sautaient aux yeux. Étaient-ils si nombreux sur le sujet auparavant ? Revue de presse des choses à lire et extraits. Sinon #lisezdupapier et achetez Libé.



"« Depuis le début des années 2010, on note un renouveau des luttes pour les droits des femmes, confirme Françoise Picq, historienne du féminisme. Le problème, c’est que cette mobilisation risque de ne pas être pérenne si elle n’est pas suivie de politiques publiques. C’est l’éternelle question sur le devenir des mouvements sociaux, comme Occupy Wall Street ou les “indignés” en Espagne. »
Quelque chose a changé dans la tolérance à l’égard du sexisme. L’opinion publique s’indigne d’événements qui n’offusquaient pas grand monde jusque-là, à part les féministes."


"On pourra toujours ironiser en disant que le féminisme ne veut plus dire grand-chose à force d’être récupéré. Reste que ces nouveaux engouements sont les signaux d’un changement plus profond. Mariette Sineau : «S’il est récupéré, prononcé, c’est quand même une forme de victoire, tant il a longtemps fait l’effet d’un épouvantail.» D’autant que le féminisme apparaît comme moins monolithique que dans les années 70, où seul le Mouvement de libération des femmes (MLF) surnageait."


"Si rouge à lèvres, talons, et autre t-shit estampillés «féminisme» (et tant pis s'ils sont fabriqués par des femmes dans des conditions atroces) figurent en si bonne place dans ce féminisme bon teint, c'est parce que ça obéit à la même logique que celle martelée par «le salon des dames»: il faut se situer «entre féminisme et féminin». Il y aurait une zone grise sous-exploitée beaucoup plus apaisée. Une zone dans laquelle on dirait qu'on est des femmes et qu'on veut plus de droits, mais on le demanderait poliment en brandissant un panneau «promis juré, on ne vous veut pas de mal, et on va continuer à s'exciter sur la fashion week et à trouver que Michelle Obama est powerfull mais super lookée quand même dans sa robe Alexander Mc Queen, même que j'ai fait une quiche au thon pour mon mari»."

jeudi 3 novembre 2016

ITW Télérama de Cécile Denjean pour “Princesses, pop stars et girl power”

Première lecture -




"Je ne dis pas qu'il n'en reste rien. Quand j'étais petite fille, c'était la honte d'être en rose, parce que c'était gnangnan. Les petites filles d'aujourd'hui disent « je suis en rose, je suis une fille et c'est super ! ». De ce point de vue, la folie des princesses, c'est déjà du « girl power », parce qu'on est fière d'être une fille. La vraie question, c'est la signification du mot « power » !

Parce que, finalement, la plupart de ces filles trouvent normal d'être payées 30% moins cher que les hommes, et pas normal d'aller réclamer quoi que ce soit au nom de l'égalité des sexes. On a perdu le côté politique, on se retrouve dans des stratégies personnelles, comme dans la série Sex & the city, où c'est chacun pour soi, ou, à la rigueur, pour soi et les copines. Il n'y a pas de mouvement politique, pas d'idée d'une lutte collective. Les Riot Grrrl, elles, montaient sur scène pour revendiquer de manière publique et globale qu'elles avaient le droit de se mettre en minijupe sans se faire violer.

Les Femen et les Pussy Riot sont dans ce sillage-là, mais pourquoi faut-il absolument que les Femen se mettent à poil pour être entendues ? Ça veut dire qu'aujourd'hui, si une femme ne se met pas à poil, on ne l'écoute pas ? C'est quand même aberrant d'en arriver là, et de se dire que c'est l'apogée du féminisme."

Itw de Cécile Denjean par Télérama, à lire !
Et plus qu'un jour pour découvrir son documentaire “Princesses, pop stars et girl power” sur Arte Replay.

mercredi 2 novembre 2016

You Go Girl !


Olala comme j'ai honte de reprendre le clavier ici, mais je ne vais pas vous servir mon discours habituel du "ça y est je reviens", "oui j'étais partie mais je vais enfin écrire". La fin du mensonge ahahah. Je me cherche un peu sur ce blog qui était certainement le blog d'une certaine époque et je ne sais pas vraiment où je veux aller. Continuer à tout mélanger, prendre ça comme un carnet perso de tous mes coups de coeur, ou investiguer quelque chose de plus léché, plus sérieux, plus journalistique ? Aucune idée. Et pour ne pas me freiner, je vais expérimenter. Vous m'avez toujours suivi, et commentez d'ailleurs beaucoup plus les sujets jugés "profonds" et non pas la dernière collection de ZARA. J'ai envie de tenter des choses, peut-être d'en raconter ici l'envers du décor. On verra. En attendant, je vais me lancer dans deux trois projets qui auront certainement une caisse de résonance, ici, avec vous.

Il faudrait des lignes et des lignes pour expliquer la semaine qui m'attend, le pourquoi du comment de mon envie, mais je vais faire court : je vais me jeter dans le grand bain du féminisme. (C'est vraiment con dit comme ça, on dirait que je vais manger du McDo pendant une semaine. Mais lisez, il y a moins cliché derrière.) Tenter d'y voir plus clair, d'y mettre ma propre définition, de comprendre tous les courants, de me positionner. Bref, je vais me pencher sur le sujet. Et comme j'ai l'esprit de contradiction, les trois réactions que j'ai eu à cette annonce me donnent davantage envie de plonger dans les polémiques et de foncer. Seule une réaction était parfaite, c'était celle de Patach', mais je vous raconterai.




Quand on prononce ce mot, on a presque l'impression de balancer soit une insulte à la gueule de quelqu'un, soit quelque chose de mystique auquel on ne peut pas toucher. Alors que pour moi, le féminisme, c'est tout l'inverse : juste un mot qu'on devrait être fier d'utiliser, un concept simple dont tout le monde devrait se revendiquer. Comme être politique, être féministe ne devrait pas être l'apanage d'une certaine catégorie de personnes coincée dans ses préjugés. Pour moi, on devrait tous l'être, le revendiquer et apprendre à le connaître. J'ai donc programmé de nombreuses conférences durant plus d'une semaine sur le sujet, des documents à visionner, une série et trois livres à lire pour une incursion toute personnelle dans le monde du féminisme. C'est sans aucune arrière pensée, aucune envie de taper sur qui que ce soit, de critiquer ou de caricaturer. C'est moi qui depuis un an a l'impression de me faire mitrailler par ce terme. C'est moi qui suit la campagne américaine et ai envie de crier sur Trump. C'est juste moi qui grandis et qui comprends ce qu'est d'être une femme, dans toute sa magie, certes, et son injustice. C'est moi, qui avais l'impression que je pourrais être tout ce que je voulais être et qui me rends compte de la place qu'on veut donner aux femmes, insidieusement évidemment. Et finalement, c'est moi qui ai juste envie d'approfondir mes connaissances, d'entendre un discours qui me plaira ou non...




Lorsque je l'ai dit à Mamounette, j'ai eu le droit à un regard apeuré. Parce que pour nos mères, ou certaines d'entre elles, féminisme est égal à femmes aux cheveux courts qui veulent castrer leurs conjoints. Je trouve ça triste de le prendre ainsi. Pour moi, c'est juste vouloir l'égalité entre femmes et hommes et savoir qu'on n'y est pas. Ce n'est pas une bataille. Ce n'est pas tuer l'homme pour avoir une place, c'est juste combattre des clichés pour continuer de s'émanciper. Comme si pour réussir son couple, il fallait faire profil bas et ne rien réclamer. Je n'ai pas l'impression d'être chiante ou de demander la lune quand j'estime qu'un mec doit me parler comme à un autre être humain et pas comme à un corps composé d'un vagin... Comme si pour plaire à un homme, il fallait avoir ce profil de nana lisse. Tout le monde sait que c'est plus compliqué et plus nuancé.

Lorsque je l'ai dit à un pote, il m'a dit que les féministes se partageaient en deux : "Les frustrées et les curieuses. Donc on va te mettre dans la catégorie des curieuses, c'est plus sympa." Fou, je me suis dit, cette représentation du féminisme. J'imaginais déjà l'image qu'il se projetait dans son cerveau, au choix les Femen seins nus ou la militante habillée en mec. Ce qui existe effectivement. Mais pourquoi toujours tout mettre dans des cases ?...

Lorsque j'en ai parlé à une amie "dite féministe", elle a répondu que c'était marrant parce que je ne "l'étais pas" quand elle m'avait rencontré. Qu'est ce que ça veut dire ? Que je dois passer un CAPES pour être féministe ? Avoir l'aval de nanas qui se font tatouer Simone sur l'avant bras ? A l'opposée des deux réactions ci-dessus mais toute aussi conne puisqu'elle aussi dédiée à me mettre dans une case. A mon avis, je n'ai pas à aller dans la rue pour le prouver, je fais bien assez dans ma vie, dans mes propos, dans mon couple pour l'être, sans avoir besoin d'être adoubée par qui que ce soit. Sectaire la féministe ? Je ne pense pas.

Rien que pour cette première entrée en matière, je dirais qu'être féministe, c'est œuvrer pour que ce mot n'en soit plus un gros ni même un cliché, qu'il soit juste un adjectif positif et divers, partagé entre hommes et femmes.




Seul Patach s'est retourné vers moi dans la voiture alors que passait une chanson que j'aimais tant. Il m'a dit qu'il était fier que je m'intéresse à ces choses-là et que j'avais raison de chercher à approfondir mes connaissances si j'en ressentais le besoin. Qu'il était avec moi, qu'il trouvait ça normal et qu'il pensait pareil. Comme quoi...

Alors, vous êtes prêts pour un déferlement de propos de nana frustrée ? Ahahahah.

vendredi 28 octobre 2016

La musique de ta BO




Je suis le genre de nana qui peut vite se monter le bourrichon (comme on dit élégamment) et quand j'aime une chanson, j'en fais toute une affaire. Je l'assimile très vite à un moment, une période de ma vie ou un événement. Je peux réécouter une chanson que j'avais dans les oreilles durant une rupture et cela me replonge instantanément aux sensations que je ressentais à cette époque. Certains ont ça avec une photo ou une odeur, moi c'est la musique.

J'ai une autre lubie (pathologie ?). C'est que je me fais ma propre BO du film que n'est pas ma vie. Non, je ne rêve pas ma vie, mais certaines chansons iraient particulièrement bien sur des scènes de ma vie. Celle ci colle parfaitement à ce vendredi soir. Je viens de les découvrir.