mardi 17 mai 2016

Vaccinez moi du rose !


Je ne sais pas ce que j'ai, je passe en mode rose pour tout. Couleur, fringues, déco... Dès que j'en vois j'adore. Peu importe le fond j'aime la forme. Ici, c'est la porte et le mur peints en rose pâle de l'appartement du co-créateur de DesignerBox. J'ai adoré ce petit twist. A garder. Tout ça pour, comme d'hab, venir ici gémir que je n'ai le temps de rien alors que j'ai temps envie d'écrire. C'est curieux. J'ai envie de vous parler du dernier Woody Allen et les regrets, envie de vous parler de musique et de sentiments, de resto, de Jean Yanne et des Shadoks... D'un tas de choses mon dieu ! Quel enfer de manquer de temps et de courir après pour, au final, ne rien choper. Ne rien faire. J'ai peur de procrastiner. Je lisais cet article très drôle (et empli de mauvaise foi) de Retard Magazine qui parle de Lena Dunham. Et je m'y retrouve tellement. J'ai envie de... écrire. 

dimanche 8 mai 2016

Marques de maillots de bains : Marysia et She Made Me


C'est fou tout ce qu'on trouve sur Instagram, je me demande toujours comment va évoluer ce réseau social et quand est-ce qu'il intègrera une bouton commercial (type le bouton "buy it" de Pinterest qui arrivera en fin d'année en France) pour acheter rapidement les pièces qu'on y découvre sur les comptes professionnels. En attendant, je fais une tonne de capture d'écran lorsque je vois une fringue ou une marque ou un resto qui me plaît. Il va franchement falloir se battre en tant que magazine ou site pour se différencier et apporter de la plus-value. (bref) J'ai découvert deux belles marques de maillots de bains que je ne connaissais pas, et comme je tourne sérieusement en rond en la matière, je suis ravie de dégoter de nvl marques aussi jolies pour cet été. L'une avec des formes originales, minimalistes et portables en ville, l'autre en crochet, esprit sixties et beaucoup trop mignonne. Ta da :

Marysia









She Made Me


 










mardi 3 mai 2016

Quand une profane parle rap



Argh j'ai pas eu le temps mais promis juré je m'y colle dans mon long WE parce que j'ai vraiment envie de vous parler de mon dada du moment : le rap. J'ai fait ma crise d'adolescence sur Bob Dylan, normal que je ne considère la chose qu'aujourd'hui. Mais j'ai des envies de vous parler de chansons contestataires, rôle du rap, Nekfeu à Nuit Debout, intelligence d'Orelsan et rôle de NWA dans les émeutes de 1992 à Los Angeles. Sounds like a plan, non ?

lundi 2 mai 2016

Oh Paris comme je t'aime

Je crois bien que j'écris une à deux "ode à Paris" par an, non ? J'ai l'impression de parler de mon amour pour cette ville constamment. Ce n'est pas mon habitude mais, pour que le post ait un sens, je vais vous faire entrer quelques secondes dans mon intimité. Patach n'est pas fan de Paris et il aimerait, un jour, demain comme dans 5 ans, en partir. Mais voilà Patach vit avec moi qui suis folle dingue de Paris et qui s'y voit (je parle de moi à la troisième personne - logique imparable) très bien dans 10 ans. La semaine dernière, il m'a envoyé ce lien du Huffington post qui amene à cette jolie BD de Muriel Douru qui racontait qu'elle quittait Paris. Et comme je peux devenir vite émotive sur le sujet, j'avais envie de pleurer. Parce que je ne cessais de me répéter (vous comprendrez si vous lisez cette petite BD) qu'elle, elle avait au moins pu y vivre 20 ans ! Alors que moi je vais à peine fêter mes 6 ans en septembre.



Et dans cette BD, elle traduit si bien mes sentiments sur cette ville : cette effervescence, ce sentiment de vie, de grouiller de monde et d'idées. A vrai dire, c'est bête puisque je ne peux même pas comparer, je n'ai vécu sans mes parents qu'à Paris donc je ne sais pas comment est la vie à Bordeaux ou à Marseille. Elle m'a l'air très bien aussi mais Paris quand même ! Il n'y a pas une seule fois où je ne suis pas ébahie par cette ville. Et la meilleure partie c'est quand je monte derrière Patach sur son scoot ou sa moto et que je peux lever la tête, plus c'est long, plus j'adore. Il s'arrange toujours pour prendre des raccourcis ou aller plus vite mais moi, j'adore les embouteillages et les longs trajets où on traverse Paris du nord au sud. 
J'aime aussi quand c'est la nuit et que je peux voir les appartements des gens, je vois leur mobilier, je m'imagine leur vie. J'adore rentrer dans un taxi et regarder la ville défiler en silence. J'adore regarder cette ville. J'ai l'impression de vivre dans un rêve, de participer au rêve. Ce n'est pas très clair mais j'ai cette sensation. Cette ville aux contours connus de tous, j'y vis et j'y interagis, j'y suis actrice et je peux dire "je vis à Paris" quand je suis à l'autre bout du monde. Oui c'est chauvin, oui c'est con cette fierté à deux balles. 
Le pire c'est que personne n'aime Paris. Et c'est cette partie qui m'ennuie. Au Cap je parlais avec ce couple australien parti faire le tour du monde pour leur lune de miel pendant un an (so cool, so australien). Et ils me posaient toutes sortes de questions étranges du genre "c'est vrai que tu ne peux pas te faire des amis dans un bar à Paris ?" ou "c'est vrai qu'on ne peut pas parler à tout le monde ?" ou encore "est-ce que c'est vrai que les gens sont méchants et ne répondent pas ?". Personne n'aime Paris et cette réputation la suit jusqu'au fin fond de la Thaïlande. Mais ça ne me dérange pas. Je leur ai même répondu que c'était en partie vrai.
J'adore cette réputation, je trouve que ça rend cette ville encore plus inaccessible, que l'aimer est un privilège (si je t'ai perdu, sache que je ne parle pas de ma dernière conquête mais vraiment de la capitale de la France) et que s'y sentir bien n'est pas donné à tout le monde. C'est aussi un caractère, évidemment. 
Je ne rêve pas de passer mes journées, ma vie ou mes soirées dans une grande maison avec de l'espace et un jardin. Mais qu'est ce que je ferai d'un jardin ? je n'arrive même pas à arroser le citronnier du balcon convenablement. Je ne me vois pas vivre dans un lieu où mon premier voisin est à 5 minutes à pied (ok je ne parle pas d'une ville donc, je parle de la campagne, de la nature). Et je comprends que d'autres imaginent leurs vies ainsi ou aient besoin de calme, de place, de verdure. Ce n'est pas mon cas. Je garde ça pour mes vacances. 
En fin de semaine je pars à l'ile d'yeu dans un de mes endroits préférés sur terre où l'habitat le plus proche de la maison est un phare inoccupé. Je donnerais pas mal de choses pour pouvoir y passer mes WE et toutes mes vacances. Mais ma vie ? Pas franchement. Cela fait trois semaines que je m'imagine sur un vélo allant chercher des huitres puis  mettre la table en face de la mer en voyant mes copains jouer à la pétanque puis descendre avec ma meilleure amie juste en bas, dans une petite crique, pour nous allonger et rigoler. Je n'aime pas que Paris et je l'aime aussi parce que je la quitte souvent. Il n'y a pas un seul mois où je suis restée complètement dans cette ville, elle peut être fatigante, harassante, pénible. 
Comme le métro par exemple. Je hais le métro. 
Et pourtant j'arrive à m'y plaire quand je suis de bonne humeur, puisque c'est dans le métro qu'on voit les gens, je les observe et les scrute, je regarde s'ils ont une bague à l'annulaire gauche et si c'est le cas, j'imagine leur mariage (call me weirdo). 
Paris est chiante mais comme une belle histoire d'amour se doit de l'être. Une emmerdeuse pas emmerdante. Cette ville a du caractère et c'est si bon. Alors je relirai peut-être ces lignes dans 10 ans en rigolant très fort installée sous un porche (est-ce que des gens ont vraiment des "porches" et des "bancs" ?) avec un labrador à mes pieds et mes enfants dans un jardin. Mais permettez-moi d'en douter. Ou du moins, par pitié, laissez-moi m'en lasser. Attendez que ce soit fini, Paris et moi. Les relations qui ne vont pas jusqu'au bout sont les pires. Je ne visualise tellement pas mon bonheur ainsi, je l'imagine avec plus de bruit et de chaos. Oui je m'imagine galérer avec une poussette dans le métro, monter un lit superposé et apprendre le nom des fleurs à mes enfants dans un square pollué. Fun non ? ahahahah. 
Ce qui est génial dans mon cas, c'est que je sais que je ne pourrai jamais amadouer Patach ainsi. Il trouve déjà qu'à deux dans un 50m2 c'est indécent... Je vous ai dit que je ne pouvais rien faire pour lui ! Mais j'ai ma carte "job boulot travail" ta daaaaa. Beaucoup de gens détestent Paris et y vivent parce qu'il y a des emplois et qu'à moins de piger ou de devenir freelance, les rédactions des magazines et des sites féminins sont à... (je vous le donne dans le mille) Paris. Et ça me sauve. Pour l'instant. 
Ah Paris... je sens que ça ne va pas être une relation simple et qu'on va essayer de nous séparer. Pour l'instant je tiens bon parce que je mets tout mon coeur à montrer aux autres à quel point tu peux être fantastique, à quel point tu peux être génial. Paris ne récompense que les curieux. Mais je serai curieuse pour deux.

dimanche 1 mai 2016

Dans la simplicité de Mark & Gillian


Ca fait des lustres que j'ai envie de vous parler déco. Et en même temps, j'y passe ma journée donc souvent le soir j'ai des envies d'ailleurs et une répulsion à parler architecture ou design. Ca fait des lustres que j'ai également envie de vous montrer un intérieur qui me plaît. Et je n'en trouve pas. Bizarre non ? Un intérieur qui me touche, une décoration qui me parle, une personnalité qui se ressent. Et bien j'ai trouvé. Ca ne paille pas de mine (quelle expression naze !) et j'avoue que je ne comprends pas bien pourquoi j'adore... mais j'adore. C'est comme une maison de campagne installée en ville qui accueillerait un couple vraiment très -très- cool et qui n'aurait pas peur de faire simple.
Et comme on le sait tous, la simplicité, c'est le plus dur.



















samedi 30 avril 2016

Vinyl et mon amour pour les 70's


Vinyl est sorti courant février et j'ai enfin terminé la série que j'ai adoré. Produite et créée par Mick Jagger et Martin Scorsese (qui a réalisé le pilote), la série évoque l'industrie musicale dans les années 70. L'intrigue débute en 1973 et suit le patron, Richie Finestra, du label American Century Records, un label en crise. Topo de L'Obs : "Le glam rock triomphe, le disco déboule (à facettes, bien sûr), le hiphop pousse ses premiers "yo !". Finestra et son équipe, la gueule enfarinée par leur régime quotidien à base de coke et de soirées orgiaques, ne savent plus à quel son se vouer. Ils courtisent Led Zeppelin, qui se fait prier. Des cols blancs allemands leur font miroiter les multiples zéros d’un rachat qui sauverait les finances de la boîte à défaut d’assurer son intégrité artistique. Et, pour couronner le tout, Finestra se retrouve avec un mort sur les bras." 

Parce que le topo n'est pas le sujet, et ce topo n'est d'ailleurs que le pilote car tout avance ensuite. Mais comme le dit cet article du Monde "quelle que soit la suite de la série, le premier épisode de « Vinyl » restera comme un pur moment de cinéma et de rock’n’roll dans l’histoire de la télévision". Le sujet ce sont les costumes évidemment ! Avec Scorsese, on ne s'attendait pas à moins du point de vu visuel. Le NY des années 70 est parfaitement retranscrit et a certainement dû nécessiter des heures de boulot sur l'ordinateur. Surtout que le Maestro ne cesse de parsemer des références à son oeuvre... Et pour une fan comme moi de la Factory, des histoires de Patti Smith, du Max's, (des années 70 à NYC quoi comme l'écrit très bien i-D ICI) c'est littéralement génial de voir ces lieux où ont évolué les gens que "j'admire" ou du moins avec qui j'ai passé autant de temps dans mon adolescence pour découvrir cette époque bénie qui m'a longtemps fait rêver. On passe tous par là, non ? J'ai l'impression que c'est un rituel pour tout adolescent de découvrir les années 60 puis, celles plus mystérieuses, les 70's. Le dernier épisode (ou l'avant dernier ?) est d'ailleurs le théâtre de l'annonce de la naissance du CBGB. Tiens, tiens... Tous les codes sont là. Et on est parfois un peu triste de ne pas avoir toutes les références pour suivre le monumental name-dropping de Finestra ! Heureusement, les apparitions d'Alice Cooper, du Velvet Underground ou Bowie sauvent la mise en même temps que notre âme en peine. Parfois, on se crée même nos propres références (ou pas ?) : est-ce que le mec du Chelsea Hotel à l'appareil photo ne serait pas un Mapplethorpe plus porté sur les nanas ? Ou le type qui passe des disques disco, le futur DJ Larry Levan ? 

Après NYC, c'est indéniablement dans les décors et costumes que se sont surpassés l'équipe. Il faut lire cet article de John Dunn qui dirige les costumes dans le NY Times ICI commentant ses choix ou celui-ci sur le même thème. Ce n'est pas quelque chose que j'ai regardé durant les 10 épisodes, c'est simplement quelque chose qui accompagne à la perfection l'histoire car dans tous les personnages, l'habit fait clairement le moine (il faut vraiment que je recense toutes ces expressions qu'on devrait interdire d'utiliser...). La jeune assistante à l'esprit punk (on voit clairement où tout cela va nous amener), le patron de la maison de disque et ses chemises violettes aux cols indécents, l'ancienne muse de la Factory qui sort de son époque bohème, la star du funk aux looks affriolants, l'associé de Finestra (le meilleur acteur de la série ?) en juif éploré... Les vêtements sont géniaux. Et je pense qu'on peut mettre un point à ce -déjà- trop long texte.